Métiers de l'environnement

Les métiers de l'environnement, un secteur d'avenir

Une myriade de métiers

Insertion professionnelle des diplômés en sciences et gestion de l'environnement

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Les métiers de l'environnement, un secteur d'avenir

écologuePassionnés, nos étudiants le sont et en témoignent. Mais ils sont aussi pragmatiques : s'ils ont choisi une filière dans l'environnement, c'est également pour ses débouchés.

Le marché de l'emploi vert est en pleine expansion, avec des nuances selon les secteurs d'activité, et ce malgré la crise économique. Cette expansion tient à l'évolution des législations et des politiques publiques, d'une part, et à l'apparition de nouveaux problèmes, d'autre part, qui font constamment émerger de nouveaux besoins. En Belgique, par exemple, le Plan Marshall 2. Vert a pris la mesure des besoins en professionnels de l'environnement. Ce plan déploie des mesures générales de promotion directe des emplois verts et de l'économie verte (clean tech et filières vertes), laquelle implique l'embauche de professionnels compétents en environnement. Ces mesures sont complétées par des mesures spécifiques de sensibilisation des publics concernés : par exemple la sensibilisation à l'écologie industrielle, à certains problèmes environnementaux (les sols pollués), à certains secteurs industriels (l'énergie), ou encore à la réorganisation des activités industrielles (éco-zoning) et de la gestion des collectivités locales (soutien aux projets verts des communes). Ces différentes mesures, qui nécessitent des ressources humaines conséquentes, créeront indirectement des emplois verts.

Le marché des emplois verts connaitrait une double tendance. Tout d'abord, un besoin urgent de cadres dans tous les secteurs de l'environnement. Ensuite, un besoin en professionnels ayant un profil de généralistes de l'environnement, capables de coordonner des projets complexes. Les compétences nécessaires pour exercer dans le secteur de l'environnement sont variées et transversales, un professionnel de l'environnement doit donc posséder de solides bases scientifiques et techniques pluridisciplinaires. Dans le cadre d'un projet ou d'une étude de cas, il doit pouvoir aborder une diversité de questions (des émissions de polluants aux déchets en passant par l'énergie et la biodiversité, par exemple) mais également connaître la législation environnementale, améliorer des processus et des pratiques, communiquer avec le public, négocier avec les acteurs concernés, manager une équipe, faire preuve d'esprit critique et de créativité face à des problèmes en perpétuelle évolution. C'est précisément le parti pris des programmes proposés à Arlon.

 

Source : PEREZ Dominique et GOIRAN Roseline, Les métiers de l'environnement, éditions L'Etudiant, 2010, 159 p.

 

Une myriade de métiers

Selon l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) et Eurostat, les métiers de l'environnement sont des éco-activités, c’est-à-dire des activités qui produisent des biens et services destinés à mesurer, prévenir, limiter ou corriger les dommages environnementaux touchant l’eau, l’air et le sol, et les problèmes relatifs aux déchets, aux bruits et aux écosystèmes.

Emploi vert - syndex.frEmplois verts, métiers de l'environnement, éco-entreprise, filières vertes, écologue, tous ces concepts correspondent à de nouveaux métiers qui sont apparus dans les années 1990, alors que les préoccupations environnementales et la notion de développement soutenable gagnaient l'économie, les administrations et le monde des entreprises et des services. Voici quelques informations pour vous aider à vous y retrouver parmi ces métiers.

Les éco-entreprises ou cleantech renvoient au mouvement général de verdissement de l'économie. Elles désignent plus précisément les techniques et les services industriels qui utilisent les ressources naturelles, l'énergie, l'eau, les matières premières, dans une perspective d'amélioration environnementale des procédés afin de réduire les impacts environnementaux. C'est toute la question de l'intervention technique et du développement de nouvelles technologies qui est en jeu. On peut donner comme exemples le développement actuel des secteurs de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables ou le secteur de la gestion des aspects environnementaux des entreprises, qui implique de plus en plus la nomination d'un responsable environnement polyvalent.

La notion de "filières vertes" désigne plus spécifiquement certaines filières (de métiers de production ou service, comme les filières de traitement des déchets ou l'assainissement) impliquées dans la production "durable" de produits limitant leur impact sur l'environnement de la source à l'usager final ou à la fin de vie de l'objet, en passant par les phases de transport, transformations (éco-conception, produits verts). En France, le marché intérieur et les exportations de biens et services dans ce secteur ont dépassé les 50 milliards d'euros en 2008, soit une croissance de 28% par rapport 2006, et les 57 milliards d'euros espérés en 2009 en dépit de la crise économique.

Le terme écologue renvoie aux métiers de la nature, à la gestion du vivant, à la conservation du patrimoine naturel. La France compte plus de 60 000 emplois dans ce domaine et ses besoins sont au moins aussi importants pour le développement de la Trame verte et bleue (en Belgique Maillage vert et bleu), qui devrait s'étendre via les schémas de cohérence écologique sur tout le territoire dans les années à venir. Des nouveaux besoins sont également générés par l'application de la directive européenne Cadre Eau et son principe de qualité écologique des cours d'eau.

Les métiers du conseil en environnement sont eux aussi en plein boom d'après les fédérations de consultants et de bureaux d'études. Dans le secteur public, des besoins sont générés par les plans régionaux et locaux de développement durable et de l'Agenda 21. Des fonctions émergent, comme chargé de mission en mobilité ou conseiller environnement auprès des communes et collectivités locales. Dans ces secteurs, ce sont non seulement des besoins en professionnels du diagnostic environnemental et de l'aide à la décision mais aussi des besoins en médiateurs, facilitateurs et chargés des relations publiques, qui se renforcent.

 

Insertion professionnelle des diplômés en sciences et gestion de l'environnement

Une enquête réalisée entre 2012 et 2014 par la Faculté des Sciences auprès d’étudiants diplômés depuis 1 an et depuis 5 ans apporte de précieuses informations sur l’employabilité du diplôme de Master en Sciences et Gestion de l’Environnement.

Les perspectives d’emploi des titulaires d’un Master en Sciences et Gestion de l’Environnement sont excellentes : 100% des répondants ont trouvé un emploi après leur formation, dont 90% à la fin de leurs études ou endéans les 2 mois. Des emplois de bonne qualité, puisqu’il s’agit majoritairement de contrats à durée indéterminée, à temps plein, de niveau universitaire, ayant un rapport direct ou indirect avec la formation.

Cette enquête confirme l’excellente employabilité et la grande diversité des débouchés du Master en Sciences et Gestion de l’Environnement. L’ouverture du cursus, la polyvalence du profil offrent un large éventail de possibilités d’emplois aux étudiants sortants. Les domaines d’activités vont de la fonction publique à l’action sociale, en passant par l’enseignement supérieur (universitaire et non universitaire), la recherche et développement, la santé, l’agriculture, l’audit ou le conseil, les activités commerciales, les activités de production ou de maintenance. Les modalités de l’enquête ne permettent toutefois pas de mettre en lumière des différences entre les finalités choisies par les étudiants.

L’évolution de carrière des diplômés est jugée satisfaisante par les répondants. 90% des étudiants ayant travaillé avant de faire le Master en Sciences et Gestion de l’Environnement affirment que l’obtention du diplôme a eu un impact positif sur leur carrière, en termes de fonction occupée, de salaire, d’opportunités de promotion ou d’orientation de carrière. Les autres répondants font état d’une évolution transversale de leur carrière. De plus, les répondants qui sont entrés sur le marché de l’emploi après l’obtention du Master en Sciences et Gestion de l’Environnement ont vu leur position évoluer de façon satisfaisante dans les 5 années qui ont suivi, aussi bien en termes de responsabilité que de rémunération.

 

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Pour un conseil personnalisé, contactez le Service Promotion et Information sur les Etudes ou le Service Orientation Universitaire de l'ULg.

Vous pouvez également consulter les sites d'information. Retrouvez les meilleurs sites sur les métiers de l'environnement sur notre page aide à la recherche d'emploi.

Contact(s) :

Pour plus d’informations sur les métiers en environnement et les masters organisés sur le Campus d’Arlon, contactez
Nathalie SEMAL

Version imprimable Page mise à jour le 24/08/2016